12 oct. 2016
9 oct. 2016
6 oct. 2016
18 oct. 2015
Mimi Thorisson
Le dernier livre de Mona Chollet, « Chez soi », aborde la question de l’espace domestique. Dans cet extrait, l’auteure s’interroge sur l’image de la féminité véhiculée par la blogueuse cuisine Mimi Thorisson : extrait, lire la suite sur http://rue89.nouvelobs.com/
Mimi Thorisson ou l'hypnose du bonheur familiale
Comment s’en étonner ? Mimi Thorisson est célèbre. Elle a sa propre émission sur Cuisine+, la chaîne du groupe Canal+, et elle a publié à l’automne 2014 un premier livre de recettes, « A Kitchen in France ».
Les Américains l’adorent ; ils ne peuvent que l’adorer. Dans la vision qu’elle en donne, la France apparaît exactement conforme à leurs fantasmes : un pays de cocagne figé dans une éternité bucolique, peuplé de gastronomes joviaux habitant de nobles demeures en vieilles pierres. Mimi elle-même incarne à la perfection cette « femme française » à la fois mince, chic et bonne vivante devenue un filon éditorial aux Etats-Unis depuis le best-seller de Mireille Guiliano « Les femmes françaises ne grossissent pas »).
Mais elle fascine aussi ses compatriotes. Madame Figaro la range parmi les « blogueuses que l’on aime détester » (1er avril 2014). C’est que, sur le tableau de la féminité idéale, elle coche toutes les cases, et plutôt deux fois qu’une.
Etre une compagne, une mère, une cuisinière et une maîtresse de maison parfaite, belle et bien habillée, dont la vie de famille se résume à une longue suite de plaisirs et qui offre à sa progéniture une enfance de rêve : tôt ou tard, les femmes contemporaines en viennent à conclure qu’on leur fait miroiter là un modèle impossible. Elles se disent que cette créature est comme les licornes : elle n’existe pas. Et puis, bim ! Mimi Thorisson apparaît – ou une autre. Stupeur : les licornes existent bel et bien, en définitive.
Difficile de décider s’il faut y voir une bonne ou une mauvaise nouvelle. Une bonne, parce qu’elle réactive le rêve, elle renouvelle le stock d’images ; elle redonne un but à atteindre, qui consiste maintenant à lui ressembler (en langage de commentaire de blog, on dit qu’elle est « inspirante »). Une mauvaise, parce qu’à côté d’elle les autres se sentent nulles, malchanceuses et minables.
Forcément, on cherche la faille, Non seulement elle réussit à être une licorne, mais elle n’a même pas l’air de trouver cela difficile ; elle n’a même pas l’air d’essayer. Ni ses cinq grossesses, ni une vie consacrée à la nourriture n’altèrent sa ligne impeccable. Quand elle accouche, c’est chez elle, seule avec son mari, « sans effort, naturellement », dans une chambre « pleine de roses », après que tous deux ont indéfiniment reporté le moment de partir à la clinique en raison de leur commune aversion pour les sols en plastique. Plus tôt dans la journée, elle avait lu quelques pages de « Mrs Dalloway » de Virginia Woolf, mis des draps propres à sécher au soleil et préparé à ses enfants une tarte aux poires pour le goûter ainsi qu’un clafoutis aux cerises pour le dessert.
Elle paraît vivre son quotidien à la tête d’une famille nombreuse avec une nonchalance hédoniste, tout en menant ses affaires tambour battant : émission de télévision, livres de recettes, fiches dans Elle, stages de cuisine…
Forcément, les autres lui tournent autour, cherchent la faille. Venue l’interviewer à l’occasion de la sortie de son livre, la blogueuse mode Géraldine Dormoy en profite pour jouer les espionnes – ou plutôt, elle vient pour jouer les espionnes : elle voulait, dit-elle, « vérifier sur place si le style de vie du clan Thorisson était aussi idyllique qu’il y paraissait ».
Au début, elle trouve un motif de soulagement :
« En voiture sur le chemin entre Bordeaux et la ferme familiale, près de Vendays, les paysages que j’aperçois ne dégagent pas tous un charme de carte postale. »
Mais, au final, elle fait chou blanc. Dans la maison, la seule fausse note qu’elle puisse repérer, à la faveur d’un passage aux toilettes, c’est un panier de linge sale en retard dans la salle de bains. Son hôtesse se révèle « aussi cool en vrai qu’en photo », et dotée du talent de « transformer le rêve en réalité ».
21 août 2015
YOKO WATASE Callygraphe
28 oct. 2014
mina perhonen
http://www.mina-perhonen.jp/en/
allez vite découvrir la collection 14/15
et surtout
les très poétiques vidéos.
29 sept. 2014
11 sept. 2014
un sens à leur vie
"Tout cela est parti d'un jeu, celui d'aller glaner sur la plage les plus beaux coquillages, les plus beaux galets…
En allant un matin aux Moutiers en Retz, non loin des carrelets qui s'alignent les uns contre les autres, on a commencé à longer la mer, nez au vent, on était partis dans l'idée de faire une petite balade d'une heure, mais celle-ci s'est vite transformé en chasse au trésor sans fin, on en trouvait toujours de plus beaux, incapable de choisir, on les prenait tous !
En rentrant au gîte, on a étalé fébrilement notre précieux butin sur la terrasse en bois et on a commencé à les aligner, à les mélanger, à les ranger par teinte, par taille, par forme et nos petits trésors sont devenus des petites histoires singulières, des petits instants de vie passés ici aux oiseaux de passage…" Suzie Maryse et Sébastien
Maryse et Sébastien se sont connus sur les bancs de l'EMSAT, une école qui a été remplacé par l'EPSAA. ( Ecole Professionnelle Supérieure d'Arts graphiques et d'Architecture de la Ville de Paris) dont ils sont dipplômés.
"et puis la petite Suzie est arrivée,
elle a embelli encore plus notre vie"
3 sept. 2014
Les belles rencontres d'Août 2014 . Francoise, Stephan, Vivien et Cosi, leur tendre chienne, leur lien
en " annexe pédagogique" lecture du fiston et en 3 langues s'il vous plaît:
1- "the picture de Dorian Gray" OscarWilde. 2 " Les contes de la bécasse + Miss Harriet" Maupassant. 3 "Au bonheur des dames" Zola . 4 " Breakfeast of Tiffany's " Truman Capote. "Martin Eden" Jack London.
6 " Voyage avec un âne dans les Cévennes" R.L.Stevenson.
1- "Nue" - Jean-Philippe Toussaint ( un bijou littéraire, quand le style devient une émotion) .
2- " Avoir un corps"- Brigitte Giraud ( ou comment rester en vie dans ce monde de tous les dangers) .
3- " Les renards pâles"- Yannick Haenel ( peut on encore changer le monde = la révolution en marche)
4- " L'offrande lyrique" - Rabîndranâth Tagore ( un poète indien de toute beauté, prix nobel 1913) .
5- " La bâtarde" - Violette Leduc ( préface chaleureuse de son amie Simone de Beauvoir) .
6- " Réparer les vivants "- Maylis de Kérangal ( une grande claque, un choc, à lire absolument)
7- " Pour en finir avec Eddy Bellegueule"- Edouard Louis ( un beau livre d'un beau jeune homme, à propos de la répression de l'homosexualité dans le nord de la France ) .
8- " Pétronille"- de l'inévitable Amélie Nothomb ( aussi léger et excitant qu'une bulle de champagne dont il est d'ailleurs beaucoup question.
| Et devant une telle émulation le mari s'y met aussi ( entre deux cuissons de spaghettis aux palourdes péchés la veille au passage du Gois) avec " les contes" de Pouchkine... |
Qui dit mieux? Avis aux amateurs, Bonne lecture !
1 sept. 2014
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